Pourquoi solliciter un business angel ?

Investisseur providentiel et conseiller doté d’une expérience significative, le business angel peut vous aider à réunir les fonds nécessaires au développement de votre activité et la propulser vers les sommets. Explications.

Bien plus qu’un soutien financier

« L’ange des affaires » en version française est une personne physique investissant une partie de son patrimoine personnel dans une entreprise innovante au fort potentiel. Il intervient généralement lorsque l’entrepreneur ne parvient plus à lever suffisamment de fonds auprès des banques ou de sa famille, d’où sa désignation « d’ange » : il est en quelque sorte la dernière chance des créateurs de start-up. Mais son entrée dans le capital de l’entreprise est aussi hautement risquée puisqu’en cas de faillite, il perd l’intégralité de son investissement. Par ailleurs, grâce à ses compétences professionnelles, son carnet d’adresses et son expérience, le business angel apporte une aide qui va au-delà de l’apport financier. Ancien chef d’entreprise ou cadre supérieur, le business angel accompagne véritablement l’entrepreneur vers la réussite de son projet. Facebook, Twitter ou Google ont bénéficié de leur soutien à leurs débuts. Une pratique courante dans la Silicon Valley. En France, le plus important business angel n’est autre que le dirigeant d’entreprise Xavier Niel. En 2015, il avait investi 35 millions d’euros dans 230 start-up différentes.

Comment faire appel à eux ?

Il existe en France 82 réseaux de business angels que vous avez tout intérêt à rejoindre si vous souhaitez lever des fonds. Vous pourrez alors accéder à un large panel de compétences : un spécialiste du marketing pour vous aider à peaufiner votre offre, un avocat pour rédiger vos contrats, un expert-comptable pour formaliser votre plan de trésorerie… Et tout cela gratuitement ! Les business angels interviennent principalement en phase d'amorçage de l’entreprise, même s’il n’existe pas de règle à ce niveau. Ils participent activement au capital de l'entreprise pendant 4 à 5 ans puis en sortent dans l’espoir de réaliser une forte plus-value. Chaque business angel mise en général entre 5.000 € et 100.000 € (en moyenne 15.000 €) par personne et par projet. Mais rien n’empêche l’entrepreneur de faire appel à plusieurs business angels pour lever jusqu’à 500.000 € de fonds ou plus ! L’important pour lui est d’avoir une entreprise innovante avec un potentiel de croissance important, chiffres à l’appui. L’équipe qui l’entoure est aussi primordiale puisque les business angels sont sensibles aux qualités de chacun et à l’esprit de solidarité. Si vous remplissez ces critères, votre executive summary (résumé du projet de l’entreprise) sera sélectionné par un réseau de business angels pour un elevator pitch : un entretien de dix minutes au cours duquel vous devrez convaincre les investisseurs.

Une mesure pour inciter les business angels à la prise de risque

Succédant au projet de création du compte entrepreneur-investisseur (CEI), le compte PME Innovation (CPI) a été adopté par les députés le 20 décembre 2016. Il vise à alléger la fiscalité pour les business angels en les épargnants de certaines taxes comme l’imposition sur les plus-values si celles-ci sont réinvesties dans une start-up ou une PME innovante à l’occasion de la cession des titres. Grâce à ces allègements, l’idée est d’instaurer en France un cercle vertueux où les entrepreneurs à succès sont incités à prendre des risques pour aider à leur tour d’autres start-up à se développer. Les business angels qui adopteront le CPI devront financer des PME de moins de sept ans ou des PME innovantes de moins de dix ans ou des fonds d’investissement. Reste à observer à présent les effets de cette nouvelle mesure censée doper l’économie des start-up françaises.

Pour en savoir plus : http://www.economie.gouv.fr/vous-orienter/entreprise/artisanat-industrie-numerique/compte-pme-innovation-startup

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