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Plus de 50 % des recruteurs utilisent les réseaux sociaux dans leurs recherches de candidats*. Ainsi, en 10 ans, l’usage des réseaux sociaux a été multiplié par 4, pour atteindre 53 % en 2018 (vs 12 % en 2008). Ils n’ont bien sûr pas arrêté leurs recherches via d’autres biais : 89 % des recruteurs utilisent les offres d’emploi, 58 % les candidatures spontanées, et 55% leur réseau de contacts. Mais, c’est évident : les réseaux sociaux ont révolutionné le recrutement, tant du côté des recruteurs que des candidats. 

Faisons le point sur les principaux usages, leurs avantages et inconvénients. 

1. Le sourcing 

Les + : Le n°1 du secteur, LinkedIn, compte pas moins de 660 millions de membres, dont près de 20 millions en France sur une population active d’environ 30 millions. Un vivier extraordinaire pour les recruteurs, et des outils qui facilitent souvent les candidatures… un incontournable donc ! 

Les – : Un recruteur passe moins de 10 secondes sur un CV en ligne. Pas facile d’émerger de la masse dans ces conditions ! Il faut pour cela bien travailler son CV, insérer les bons mots-clés et développer votre réseau de contacts. Bien que certains secteurs, comme la construction par exemple, utilisent encore peu ces outils.

2. La vérification des profils 

Les + : Les réseaux sociaux permettent aussi d’afficher le statut des candidats (en poste, en recherche, à l’écoute) et les éventuelles recommandations sur leurs profils. Ils facilitent la vérification des diplômes, des références et même de la personnalité des candidats. Les ressources humaines des grandes entreprises disposent désormais d’outils d’écoute puissants pour rechercher les données des candidats, disséminées sur internet et les réseaux sociaux, Facebook en tête, et sélectionner automatiquement les meilleurs profils. 

Les – : Difficile de masquer les trous dans le CV ou « d’arranger » la vérité si vos publications publiques sur les réseaux sociaux démentent vos indications sur votre CV… En 2016, vous étiez en mission humanitaire au Pérou ou en 1ère année avortée de sociologie ? Il faut être attentif à tout pour ne pas donner aux recruteurs un motif pour vous écarter. 54 % des employeurs indiquaient en 2017 que du contenu trouvé sur les réseaux sociaux les avait incités à ne pas embaucher un candidat**.

3. L’auto-promotion

Les + : Les réseaux sociaux offrent une vitrine essentielle pour les entreprises comme pour les candidats. Les sociétés peuvent animer leur « marque employeur » pour attirer les profils grâce au partage de contenus pertinents et à la prise de paroles des experts de l’entreprise, sur Twitter par exemple. De leur côté, les candidats peuvent montrer leur implication et suivi du secteur, malgré un jeune CV. Ils peuvent aussi entrer en contact plus directement avec des interlocuteurs cibles, en approche masquée de recherche d’emploi. 

Les – : La prise de parole sur les réseaux sociaux comporte toujours des risques. Soigner son e-réputation et distinguer vie pro et vie perso sont essentiels. Surtout lorsque l’on sait que la publication de photos inappropriées sur les réseaux sociaux peut envoyer votre candidature à la poubelle, beaucoup plus qu’une qualification professionnelle gonflée !

Comportements discriminants selon les recruteurs

4. L’outil des « digital natives »

Les + : Les nouvelles générations maîtrisent les réseaux sociaux, alors quoi de plus naturel pour elles de s’en servir pour trouver un travail. Les entreprises y voient ainsi un moyen de toucher plus facilement les générations Y et Z à l’aise avec le numérique, désormais indispensable dans de nombreux métiers. Dans ce contexte, être sur les réseaux sociaux ne suffit plus. Il s’agit de trouver les moyens de se démarquer avec son CV et de démontrer sa maîtrise d’une présence en ligne réfléchie.

Les – : Tout s’accélère sur les réseaux sociaux, candidats comme entreprises zappent aujourd’hui plus facilement. Le phénomène de « ghosting » en recrutement, avec candidats fantômes et recruteurs injoignables, est de plus en plus courant. 

Source : 
* baromètre Apec Sourcing cadres 2009-2019
** étude Harris Poll pour CareerBuilder, 2018